[article] in La Revue de Gériatrie > Tome 39 - n° 10 (Décembre 2014) . - pp. 669/674 Titre : | La bientraitance. Une réflexion philosophique et mise en pratique | Type de document : | texte imprimé | Année de publication : | 2015 | Article en page(s) : | pp. 669/674 | Langues : | Français (fre) | Catégories : | 05. Aspect socio-culturel:052. Société :0525. Droit de la personne Obsolète 05. Aspect socio-culturel:052. Société :0525. Droit de la personne Obsolète:0525 0. Ethique Obsolète:0525 02. Bientraitance 08. Information :081. Sciences humaines:0815. Philosophie Obsolète Pratique professionnelle
| Résumé : | La bientraitance, c'est l'art de traiter autrui selon le bien. Ce qui pose immédiatement les questions afférentes : de quel "bien" s'agit-il ? Comment reconnaître le bien d'autrui ? Comment le faire cohabiter avec celui de tout autre ?
Selon que je considère le bien comme une valeur objective ou subjective, universelle ou singulière, la bientraitance revêt des formes tout-à-fait différentes : rationnelle (le bien est clairement et universellement identifié par l’universelle Raison - ce que dément la pluralité culturelle, par exemple) ; l’empathie (qui se heurte à l’altérité d’autrui) ; la tolérance (qui n’engage pas le sujet dans le respect d’autrui, mais qui lui permet de seulement le supporter) ; la revendication de la liberté individuelle comme seule source et critère du bien (ce qui rend impossible la cohabitation de sept milliards de libertés) ; le choix difficile entre le bien du plus grand nombre et le bien de chacun (pouvant exiger le sacrifice de l’un au profit des autres) ; le bien référé à la seule loi (qui devient abstrait, au détriment d’une bientraitance concrète)… Une issue est possible, si le respect à l’égard de la loi se convertit en respect d’autrui au nom même de ce qui le fait être autre, c’est-à-dire son irréductible altérité.
La bientraitance n’est plus alors une affirmation de soi au nom du bien, mais l’accueil respectueux de la parole d’autrui, et la réponse silencieuse à son appel. | Date de creation : | 09/02/2015 |
[article] La bientraitance. Une réflexion philosophique et mise en pratique [texte imprimé] . - 2015 . - pp. 669/674. Langues : Français ( fre) in La Revue de Gériatrie > Tome 39 - n° 10 (Décembre 2014) . - pp. 669/674 Catégories : | 05. Aspect socio-culturel:052. Société :0525. Droit de la personne Obsolète 05. Aspect socio-culturel:052. Société :0525. Droit de la personne Obsolète:0525 0. Ethique Obsolète:0525 02. Bientraitance 08. Information :081. Sciences humaines:0815. Philosophie Obsolète Pratique professionnelle
| Résumé : | La bientraitance, c'est l'art de traiter autrui selon le bien. Ce qui pose immédiatement les questions afférentes : de quel "bien" s'agit-il ? Comment reconnaître le bien d'autrui ? Comment le faire cohabiter avec celui de tout autre ?
Selon que je considère le bien comme une valeur objective ou subjective, universelle ou singulière, la bientraitance revêt des formes tout-à-fait différentes : rationnelle (le bien est clairement et universellement identifié par l’universelle Raison - ce que dément la pluralité culturelle, par exemple) ; l’empathie (qui se heurte à l’altérité d’autrui) ; la tolérance (qui n’engage pas le sujet dans le respect d’autrui, mais qui lui permet de seulement le supporter) ; la revendication de la liberté individuelle comme seule source et critère du bien (ce qui rend impossible la cohabitation de sept milliards de libertés) ; le choix difficile entre le bien du plus grand nombre et le bien de chacun (pouvant exiger le sacrifice de l’un au profit des autres) ; le bien référé à la seule loi (qui devient abstrait, au détriment d’une bientraitance concrète)… Une issue est possible, si le respect à l’égard de la loi se convertit en respect d’autrui au nom même de ce qui le fait être autre, c’est-à-dire son irréductible altérité.
La bientraitance n’est plus alors une affirmation de soi au nom du bien, mais l’accueil respectueux de la parole d’autrui, et la réponse silencieuse à son appel. | Date de creation : | 09/02/2015 |
|